Le 30 octobre, OpenAI a annoncé qu’il respecterait un signal commun dans le robots.txt, le petit fichier qui dit aux robots ce qu’ils ont le droit de faire sur votre site. Une seule ligne pour dire à plusieurs fournisseurs d’IA : n’entraînez pas vos modèles sur mes pages. Microsoft suit à partir du 1er février 2027, Google « début 2027 ».
Bonne nouvelle pour les éditeurs, qui devaient jusqu’ici bloquer chaque robot un par un. Mais pour une entreprise B2B qui veut être citée par ChatGPT ou Copilot, le sujet cache un piège : entraîner une IA et lui permettre de vous citer sont deux choses différentes. Les confondre, c’est risquer de disparaître des réponses sans l’avoir voulu.
Ce qui a été annoncé le 30 octobre
OpenAI respectera le signal pour l’entraînement de ses modèles génératifs, « dans les prochains mois ». Ses réglages actuels par robot restent valables.
Microsoft le lira à partir du 1er février 2027, et ajoute un second réglage, page par page, pour l’usage de vos contenus dans les réponses de Bing, Copilot et Microsoft 365 (annonce de Bing).
Google « prévoit de le prendre en charge début 2027 », d’après sa documentation des robots.
La syntaxe vient d’un brouillon publié à l’IETF le même jour, signé par un ingénieur d’Anthropic. C’est un document de travail, pas encore une norme.
Concrètement, ça ressemble à ça : on refuse l’entraînement sur tout le site, sauf l’espace presse.
User-Agent: __usage_ai-training
Disallow: /
Allow: /press-kit/
Ce n’est pas un verrou. C’est une préférence, que les fournisseurs participants s’engagent à respecter. Un robot qui ne joue pas le jeu peut l’ignorer, et le signal vaut pour la suite : il ne retire rien des modèles déjà entraînés.
Entraîner n’est pas répondre
Une IA utilise votre site de deux façons.
L’entraînement : vos pages servent à fabriquer le prochain modèle. Personne ne voit de lien vers vous, mais le modèle « connaît » un peu mieux votre marque.
La réponse : au moment où quelqu’un pose une question, l’IA va lire des pages et les cite avec un lien. C’est là que se joue votre visibilité dans ChatGPT, Copilot ou Perplexity.
Le nouveau signal ne parle que du premier usage. Le brouillon le dit noir sur blanc : ce n’est pas une consigne d’exploration. Microsoft précise que ces préférences ne changent rien à votre place dans les résultats classiques de Bing, mais que refuser l’usage dans les réponses « réduira fortement la visibilité » de vos contenus dans ses expériences d’IA. Chez Google, refuser l’entraînement via Google-Extended n’a aucun effet sur votre présence dans la recherche ni sur votre classement.
Chez OpenAI, c’est déjà séparé aujourd’hui : GPTBot collecte pour l’entraînement, OAI-SearchBot fait apparaître les sites dans les recherches de ChatGPT, et « chaque réglage est indépendant des autres ». Bloquer GPTBot ne vous sort pas des réponses. Bloquer OAI-SearchBot, si.
Ce qu’on conseille à une entreprise B2B
Votre site est fait pour être lu : il présente votre offre, vos prix, vos preuves. Pour la plupart des entreprises B2B, l’enjeu n’est pas de cacher ces pages aux IA, c’est d’y être cité correctement.
Relisez votre robots.txt cette semaine. Ouvrez votresite.fr/robots.txt et cherchez GPTBot, OAI-SearchBot, ClaudeBot, Google-Extended. Si quelqu’un a copié une liste de blocage en 2023 ou 2024, vous êtes peut-être sorti des réponses de ChatGPT sans le savoir.
Décidez dossier par dossier, pas pour tout le site. Pages d’offre, articles, études de cas : laissez-les ouverts. Contenus payants, formations, données que vous vendez : c’est là qu’un Disallow a du sens.
Ne touchez pas aux robots qui servent les réponses si vous voulez être cité. Chez OpenAI, c’est OAI-SearchBot ; chez Microsoft, le réglage de « grounding » se fera page par page.
Notez les dates. Microsoft le 1er février 2027, Google début 2027, OpenAI dans les prochains mois. Rien ne presse pour le signal commun, mais votre robots.txt actuel est lu tous les jours.
Et si vous voulez vraiment apparaître dans ces réponses, ne pas bloquer ne suffit pas : il faut des pages que les IA ont envie de citer, avec des faits datés, des prix, des sources. C’est le travail de notre offre GEO, qui s’ajoute à un programme SEO complet. Un doute sur ce que votre site laisse passer aujourd’hui ? Notre audit SEO commence par là.
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